Cercle Royal des Anciens Elèves de l'Institut Sainte-Marie a.s.b.l.
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L’ÉMERVEILLEMENT

Noël est une petite lumière qui brille dans la nuit. Ce n’est peut-être qu’un scintillement, celui de l’étoile. Mais, qu’importe que la lumière de Noël ne soit qu’un point de clarté dans nos vies, pourvu qu’il existe et manifeste la présence de Dieu parmi les hommes.

Fête de la lumière, rehaussée par les ténèbres de la nuit, Noël suscite l’émerveillement. Le récit de la nativité dans l’Évangile frappe l’imagination : la crèche, les bergers, les anges, l’étoile, les rois mages. La rencontre de Dieu avec les hommes est pleine de poésie. Ce n’est pas pour rien qu’elle a donné naissance à d’innombrables et inoubliables contes, à des chants, à un folklore : les sapins de Noël qui égaient l’intérieur des foyers par leurs guirlandes, leurs ornements scintillants, leurs lumières colorées.

La capacité d’émerveillement, de sentir l’au-delà des choses, l’invisible, de pouvoir rêver, est une sorte de sixième sens. Très développé dans l’enfance, il s’émousse avec l’âge. Il en va de l’homme comme d’une plante jeune, souple, avide de soleil, qui peu à peu se transforme en arbre et revêt son tronc d’une rude écorce pour lutter contre les intempéries. Les réalités, les désillusions, le choc du quotidien avec ses expériences souvent décevantes durcissent l’homme. L’adulte est réaliste, il s’est bardé devant la vie, mais, comme pour l’arbre, au cœur du tronc circule encore une sève qui peut nourrir un feuillage jeune.

Au fond de chaque homme, à moins qu’il ne soit complètement desséché, voué à la stérilité et au désespoir, survit un rêve. Chaque homme, dans son cœur, ne peut s’empêcher de nourrir une espérance et un désir de merveilleux qu’il cache sous une rude écorce pour ne pas paraître naïf.

C’est dans la mesure où l’homme a gardé sa capacité d’émerveillement, le sens de l’invisible et l’espérance qu’il s’épanouit et peut vivre pleinement sa vie.

M. A. Vermeesch

 
 

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